pour elle et contre elle.........................................

pour elle:
pour ma soeur qui va avoir 36 ans en septembre qui voulait fonder une famille et vivre comme nous tous........


contre elle :
cette maladie qu'elle a déclaré il y a bientot 2 ans maintenant........................

je crée ce blog pour recueillir des informations sur les maladies articulaires telles que la polyarthrite et la spondylarthrite.............................


merci a ceux qui me donneront peu etre les clés pour l'aider............................
# Posté le mercredi 19 mars 2008 13:55
Modifié le mercredi 19 mars 2008 14:06

La spondylarthrite : qu'est-ce que c'est ?

La spondylarthrite : qu’est-ce que c’est ?
La spondylarthrite est un rhumatisme inflammatoire douloureux qui se caractérise par sa localisation préférentielle à la colonne vertébrale et aux articulations sacro-iliaques du bassin, avec un risque au cours de l'évolution de survenue d'un enraidissement progressif. Cette pathologie peut également atteindre les articulations périphériques (celles des membres inférieurs surtout) et d'autres organes comme la peau, l'oil ou l'appareil digestif le plus souvent.


La spondylarthrite débute par l'inflammation d'une structure anatomique bien particulière : l'enthèse. C'est en fait la zone où les tendons, les ligaments, les capsules s'insèrent sur l'os.



On distingue plusieurs parties dans cette enthèse, du corps musculaire à l'os :

la zone en continuité avec le corps musculaire, faite de fibres de collagène organisée en faisceaux parallèles ;
la zone qui lui fait suite, présente des fibres de collagène qui s'oriente de façon différente et des cellules du cartilage (les chondrocytes) font leur apparition ;
ensuite, ce tissu fibreux et cartilagineux va se calcifier;
pour se terminer par des travées osseuses.

Au cours de la spondylarthrite, une inflammation va se développer au sein de l'enthèse, créant une enthésite. Cette inflammation aiguë se produit au niveau de l'insertion sur l'os, puis va cicatriser en se fibrosant, et dans un dernier temps une ossification peut se produire et s'étendre ensuite vers le tendon ou le ligament. On parle alors d'entésophyte.


C'est ce phénomène que l'on va retrouver en particulier sur :

la colonne vertébrale, à l'endroit où s'attache le disque intervertébral sur les vertèbres ;
les articulations sacro-iliaques ;
l'insertion du tendon d'Achille.

Pour mesurer la fréquence d'une maladie dans une population, on définit l'incidence qui s'intéresse au nombre de nouveaux cas sur une période donnée (une année en général), et la prévalence qui est le nombre de cas à un instant donné, qu'ils soient nouveaux ou anciens


Il est difficile de se faire une idée exacte de la fréquence de la spondylarthrite en France, car les multiples aspects des spondylarthropathies au cours de leurs évolutions compliquent les choses.


En ce qui concerne l'incidence des spondylarthrites, on comprend donc qu'elle s'intéresse aux formes de début de cette pathologie. Or les signes sont très divers à ce stade, ce qui explique que ces études étant plus difficiles à mener, on trouve surtout des études de prévalence des spondylarthropathies.


En France, on dispose des résultats suivants : la prévalence des spondylarthropathies dans la population est estimée à 0,3% (soit aussi fréquent que celle de la polyarthrite rhumatoïde) et parmi ces spondylarthropathies, les spondylarthrites représenteraient la moitié des cas.


Le danger principal que représente la spondylarthrite sur le plan articulaire, est l'évolution possible vers l'ankylose. Toutefois, si l'on a abandonné aujourd'hui la dénomination de spondylarthrite ankylosante, c'est bien pour montrer que cette évolution est devenue rare du fait d'une meilleure prise en charge de cette pathologie et des traitements beaucoup plus efficaces.


Il faut toutefois comprendre que selon le degré de sévérité de cette pathologie, des répercussions sur le plan professionnel sont plus ou moins importantes. Elles peuvent amener à aménager les conditions de travail en aménageant le poste ou en réduisant la durée du travail.

Au cours de la spondylarthrite, il existe très certainement une participation de certains germes . Toutefois, la situation est différente de celle d'une infection « classique ». En effet, au cours de cette maladie, les germes sont à l'état « latent ». C' est à dire, qu'après une infection due à certains germes (comme les Chlamydiae, Yersiniae, Salmonellae, Shigellae et Campylobacter), ces bactéries vont persister dans des cellules à l'état « dormant », sans se faire remarquer par le système immunitaire de l'organisme. Cette persistance durable serait favorisée chez les personnes porteuses de l'antigène HLA B27.



# Posté le jeudi 20 mars 2008 05:02

Comment se manifeste la spondylarthrite ?

Il est important de connaître les premières manifestations possibles de la spondylarthrite, de façon à ne pas tarder à voir votre médecin pour qu'il puisse poser le diagnostic au plus vite.

La spondylarthrite débute en général vers 26 ans, et contrairement à une idée reçue aussi souvent chez la femme que chez l'homme.


Des douleurs rachidiennes peuvent survenir au début. Le mal de dos est très banal, mais certaines particularités doivent vous faire consulter rapidement :

des douleurs qui surviennent volontiers la nuit, vers 2 ou 3 heures du matin et qui ne sont pas calmées par le repos ;
au réveil, une sensation de raideur qui dure plus de 30 minutes, voire parfois plusieurs heures ;
souvent l'existence de douleurs fessières d'un ou des côtés, ou à bascule (c'est à dire tantôt à droite et tantôt à gauche) ;
des douleurs associées aux précédentes et qui se localisent sur le bassin ou la symphyse pubienne.

C'est la persistance de répétition de ces cycles douloureux de la colonne vertébrale et leur tendance à la pérennisation qui doivent alerter. Progressivement les douleurs ont tendance à suivre une évolution ascendante des fesses vers le rachis dorsal. Une sensation d'oppression thoracique nocturne peut survenir ou plus fréquemment une difficulté à l'inspiration profonde.


D'autres manifestations peuvent survenir comme une douleur du talon qui a la particularité de s'améliorer à la marche et d'être fréquemment bilatérale. C'est également parfois un gonflement d'un doigt ou d'un orteil qui doivent alerter.


Les autres manifestations de la spondylarthrite permettent, lorsqu'elles sont présentes, d'orienter le diagnostic. Mais ce n'est pas souvent le cas au début.

Les hommes et les femmes sont touchés avec la même fréquence, contrairement à une idée fréquemment répandue.

Les formes féminines sont considérées en général comme de meilleur pronostic que les masculines. Cette notion est toutefois débattue.
Il existe au cours de la spondylarthrite des localisations extra-articulaires. Parmi les plus fréquentes, on retrouve des atteintes cutanées, oculaires et intestinales.


L'atteinte de la peau prend la forme d'un psoriasis. Toutes les études montrent que le psoriasis est beaucoup plus fréquent au cours des spondylarthrites (15%) que dans la population générale (3%). Les manifestations cutanées existent le plus souvent avant l'apparition des signes articulaires. L'intervalle est parfois de 10 à 12 ans. Les atteintes sont caractéristiques, avec des lésions bien délimitées souvent ovales ou arrondies et recouverte d'une couche de squame. On retrouve cet aspect aux coudes, au bord interne des avant-bras, dans la région en bas du dos, aux genoux, dans le cuir chevelu, la face antérieure des jambes, les ongles, les paumes des mains et les plantes des pieds. Les plis peuvent également être atteints : entre les fesses, sous les seins, les aisselles et les plis inguinaux.


L'atteinte oculaire se manifeste le plus souvent par une uvéite. Il s'agit d'une inflammation de la partie antérieure de l'oeil. Ce dernier devient alors rouge et douloureux et la vison est parfois floue. Il faut signaler à votre médecin tout épisode de ce genre, car l'uvéite peut récidiver et être à force responsable de cicatrices qui perturbent définitivement la vision.


Les atteintes intestinales sont des manifestations fréquentes au cours de la spondylarthrite, résultant de lésions inflammatoires au niveau des muqueuses. Là également les manifestations digestives peuvent précéder le déclenchement de la spondylarthrite, ou survenir après son apparition. Elles se traduisent le plus souvent par des douleurs ou des troubles du transit à type de diarrhée. Si vous présentez de tels troubles, c'est votre médecin qui décidera de l'opportunité de réaliser des examens complémentaires ou non.


D'autres manifestations sont plus rares comme les atteintes cardiaques, pulmonaires ou les atteintes génitales.


Les atteintes cardiaques, se traduisent soit par des troubles du rythme où le cour se met à battre irrégulièrement, soit par des lésions au niveau des valves cardiaques qui sont des sortes de portes entre les gros vaisseaux comme l'aorte ou l'artère pulmonaire et le cour. Dans ce dernier cas, la fermeture des valves est incomplète ce qui se traduit par un « souffle » au cour. Votre médecin peut détecter précocement ces lésions en réalisant une auscultation de votre cour et un électrocardiogramme (ECG).


Les atteintes pulmonaires s'observent lorsque se développe une ankylose prononcée de la paroi thoracique. Elle est exceptionnellement sévère.


Enfin, les atteintes génitales peuvent évoluer parallèlement aux poussées inflammatoires de la spondylarthrite. La plus fréquente d'entre elles est l'uréthrite aseptique (c'est à dire non infectieuse) qui fait partie des spondylarthropathies telles que l'arthrite réactionnelle.


[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le jeudi 20 mars 2008 05:05

Comment va évoluer la spondylarthrite ?

Comment va évoluer la spondylarthrite  ?
Chaque spondylarthrite évolue sur de nombreuses années et d'une manière très variable. Il existe ainsi des formes où la gêne est très minime, et d'autres à l'opposé qui vont entraîner une atteinte importante. L'évolution va être fonction d'une part de l'atteinte inflammatoire et d'autre part de l'atteinte structurale, c'est à dire des lésions ostéo-articulaires.


L'évolution la plus fréquente est celle qui voit des poussées inflammatoires régressant totalement sans entraîner de complications ostéo-articulaire ou autres. Dans certains cas, ces poussées vont générer des complications pour certaines localisations. Enfin, il peut y avoir des cas où la spondylarthrite évolue par poussées sur un fond d'activité permanente, sans véritable accalmie.


Il faut savoir également qu'il n'existe pas de parallélisme entre l'intensité des douleurs et celle du développement d'une ankylose.


Le handicap fonctionnel, est donc extrêmement variable d'un cas à l'autre.


L'activité inflammatoire en général diminue considérablement, voire disparaît, au bout de 15 ans d'évolution.

Il est important de connaître dès le début de la maladie, les éléments faisant craindre une sévérité importante. On sait aujourd'hui que l'absence de certains signes pendant les deux premières années d'évolution de la maladie sont prédictifs d'un bon pronostic à long terme :

l'apparition des premiers signes après 16 ans ;
l'efficacité des traitements anti-inflammatoires ;
l'absence d'atteinte de la hanche ;
l'absence d'arthrite des articulations périphériques ;
le fait que la vitesse de sédimentation ne dépasse pas 30 millimètres à la 1ère heure ;
l'absence de raideur rachidienne importante.

Il semble que les formes féminines de la spondylarthrite, soient moins sévères globalement que les formes masculines.

Il faut distinguer les complications rhumatismales de celles relatives aux atteintes extra-rhumatismales.

Pour les complications rhumatismales, la tendance naturelle des atteintes axiales de la spondylarthrite est l'ankylose.
Au niveau du rachis, elle résulte de l'ossification des ligaments et des articulations entourant les vertèbres. Cette ankylose entraîne une perte de la souplesse de la colonne vertébrale qui se traduit par une raideur dans les différents mouvements. À un stade plus avancé, une mauvaise attitude peut être prise, on parle alors d'attitude vicieuse. La tendance du rachis est de s'enraidir avec une perte de la cambrure des reins (perte de la lordose lombaire en langage médical) et d'adopter une position penchée en avant du dos (ou cyphose dorsale). Mais cette ankylose est devenue rare aujourd'hui, et l'un des objectifs des traitements est justement d'empêcher sa survenue. Une autre complication possible résulte de la fragilisation de l'os qui survient au cours de la spondylarthrite. Ainsi, des fractures de vertèbres peuvent se produire.


La complication de l'atteinte des articulations sacro-iliaques est également une ankylose, avec la formation d'un pont osseux entre les deux versants de l'articulation. Mais ici, peu de gène en résulte car ce ne sont pas des articulations mobliles. Au contraire, une fois l'ankylose installée, les douleurs disparaissent en général. Pour les atteintes périphériques, les complications à craindre sont les lésions du cartilage du fait de l'inflammation et les attitudes en mauvaise position, comme par exemple une rétraction des tendons au niveau des orteils ou des doigts.
La complication de l'atteinte des enthèses, réside principalement dans la persistance d'une douleur pendant plusieurs mois. Il faut savoir qu'il ne se produit jamais de rupture du tendon.
Pour les complications extra-rhumatismales, les complications sont diverses. En cas d'uvéite, l'inflammation oculaire si elle persiste ou récidive trop fréquemment va laisser des cicatrices (ou synéchies) qui pourront gêner la vision.

Dans les cas d'atteinte cardiaque, des complications surviennent rarement. Il peut s'agir de troubles du rythme des battements du cour, ainsi que des anomalies de fonctionnement des valves cardiaques notamment de la valve de l'aorte.

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le jeudi 20 mars 2008 05:09

Comment fait le médecin pour poser le diagnostic de spondylarthrite ?

Comment fait le médecin pour poser le diagnostic de spondylarthrite ?
Il n'existe aucun élément biologique permettant de poser le diagnostic de spondylarthrite.
Des examens sanguins sont cependant nécessaires afin d'évaluer l'intensité de l'inflammation. C'est le rôle de la mesure de la vitesse de sédimentation (VS), qui sera d'autant plus élevée que l'inflammation sera importante.
Votre rhumatologue décidera de la fréquence à laquelle ces prises de sang devront être faites. Elles sont également souvent nécessaires pour surveiller la bonne tolérance de tel ou tel traitement.

Oui, car parfois l'aspect des lésions est évocateur du diagnostic de spondylarthrite. La spondylarthrite atteignant préférentiellement la colonne vertébrale et les sacro-iliauqes, ce sont surtout des clichés de cette région qui vont être réalisés.


L'aspect des sacro-iliaques est caractéristique avec le développement souvent de façon bilatérale de petites érosions principalement des versants iliaques de ces articulations. Ce phénomène est ensuite suivi d'une construction osseuse qui va toucher les deux berges de l'articulation, puis de l'apparition au dernier stade de véritable ponts osseux qui vont faire disparaître l'interligne articulaire.



L'atteinte rachidienne va également montrer des images d'érosions et de constructions osseuses. La forme des vertèbres va se modifier progressivement.
Tout d'abord c'est l'angle antérieur qui va s'émousser, puis une ossification se produit sur le bord antérieur, donnant à la vertèbre un aspect « carré ».



Sur les radiographies de face, on distingue la formation des syndesmophytes qui sont de fines ossifications naissant au niveau du disque et se dirigeant verticalement vers le haut et vers le bas. La fusion avec les ossifications des vertèbres supérieures et inférieures explique l'ankylose rachidienne.



Un autre aspect radiographique permettant au médecin d'orienter le diagnostic vers une spondylarthrite, est l'image des enthésites inflammatoires en particulier du calcanéum. Elles se présentent sous la forme d'un aspect épaissi et densifié de la face postérieure du calcanéum.



D'autres localisations sont possibles sur le bassin, les hanches et le genou.

Si ces images sont très utiles au diagnostic, il faut savoir qu'elles apparaissent souvent en retard par rapport aux symptômes comme la douleur et ne se modifient pas de façon suffisamment sensible pour apprécier une amélioration ou l'efficacité d'un traitement.

L'intérêt essentiel au cours de la spondylarthrite, de la tomodensitométrie est de pouvoir préciser des lésions insuffisamment visibles sur les radiographies classiques.
C'est le cas pour certaines localisations comme les articulations sacro-iliaques, les articulations vertébrales postérieures et la paroi thoracique antérieure.

Toutefois, comme pour les radiographies, l'écueil principal est le manque de sensibilité au changement, qui rend inutile la répétition de cet examen pour assurer le suivi de l'évolution de cette maladie.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le jeudi 20 mars 2008 05:15
Modifié le jeudi 20 mars 2008 05:28